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Comptes-rendus |
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15 juillet 2004 : Montreux (Suisse)
Gilbert de Montmollin n'est plus. |
Gilbert de Montmollin, président d'honneur du Musée national suisse de l'audiovisuel AUDIORAMA, vient de décéder à Lonay le 15 juillet, à l'âge de 92 ans.
Parallèlement à une activité professionnelle dense en qualité de directeur de l'Arrondissement des télécommunications de Lausanne jusqu'en 1978, et une brillante carrière militaire, Gilbert de Montmollin dès 1969 lance l'idée d'étudier la possibilité de créer un musée d'anciens appareils de radio. Soutenu par les autorités de la Radio et de la Télévision suisse d'alors, il donne l'impulsion vigoureuse à une équipe de bénévoles qui l'entoureront fidèlement.
Rapidement des appareils sont réunis et remis en état, du matériel radio collecté et l'embryon d'une bibliothèque spécialisée mis en place, cependant que l'idée du musée fait son chemin. Si bien que le projet originel fait bientôt place à un projet plus ambitieux, celui d'un « Musée suisse de l'audiovisuel ».
Gilbert de Montmollin et ses coéquipiers comprennent que la communication est l'affaire de tous les hommes, et dès l'aube de l'humanité, elle s'est imposée avec une incroyable richesse de moyens, au service de contenus toujours plus denses et variés. Aujourd'hui ces moyens complexes, produits d'une technologie toujours plus poussée, permettent à l'homme de se jouer du temps comme de l'espace.
C'est ainsi qu'en janvier 1983 la Fondation pour le Musée suisse de l'audiovisuel voit le jour, sous la présidence de Gilbert de Montmollin, aboutissement sous forme juridique de l'action entreprise dès 1969 et poursuivie par les pionniers pour sauvegarder et conserver les témoins de l'histoire de la radio et de la télévision dans notre pays. Le Musée s'installe, grâce à la générosité de la Commune de Montreux, dans le superbe bâtiment de l'ancien Grand Hôtel des Alpes à Territet-Montreux.
En 1990 Gilbert de Montmollin passe le témoin à René Schenker, ancien directeur de la Radio-Télévision suisse romande, qui poursuivra la recherche de soutien au développement de cette réalisation d'intérêt national puisqu'elle assure la sauvegarde d'une partie essentielle de notre patrimoine.
Jusqu'à ces derniers mois, Gilbert de Montmollin était soucieux de la pérennité du Musée dont il est l'initiateur, s'intéressant à la vie et à tous les développements de l'institution.
Au revoir Monsieur de Montmollin, recevez aujourd'hui l'hommage cordial de toute une équipe qui vous doit beaucoup.
Montreux, 16 juillet 2004, Fondation du Musée national suisse de l'audiovisuel AUDIORAMA
Gilbert de Montmollin n’est plus
Forte personnalité, il avait fait une brillante carrière aux PTT et sa dernière charge importante qui lui fut confiée : le poste de Directeur général de l'Arrondissement des télécommunications de Lausanne, où il géra notamment toute l'évolution des techniques de communication lorsqu'elles explosèrent dans tous les domaines qui dépendaient de cet ingénieur de talent.
Mais son cahier des charges fut modifié par l'intéressé lui-même qui souhaitait pouvoir conserver les premiers appareils récepteurs des sons, puis par la suite les récepteurs des images.
Gilbert de Montmollin avait le souci permanent de conserver les appareils de réception, et pouvoir créer un groupe de travail qui avait pour tâche la conservation des anciens appareils qui se trouvaient dans la salle d'exposition au-dessus des locaux de Radio-Lausanne à La Sallaz. Pendant quelques années, ce « groupe des appareils anciens » augmentait ses stocks, puis Gilbert de Montmollin propose à ses amis partageant les mêmes objectifs, de créer une association ou une fondation afin de prévoir et surtout de réaliser son idée de base : la création d'un « Musée suisse de la radio et de la télévision ».
C'est en 1983 que fut créée cette Fondation qui est à l'origine de la mise en place d'un véritable musée de la radio et de la télévision, aujourd'hui le Musée national suisse de l'audiovisuel AUDIORAMA à Montreux.
Après avoir été le premier fondateur et président de ce musée AUDIORAMA, le Conseil de Fondation le remercia en le nommant président d'honneur. C'était en 1993.René Schenker, 16 juillet 2004 |
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